Classification et catégories diverses de décubitus

Compte tenu des causes des escarres, les raisons pour lesquelles ils se développent sont divisées en catégories : plus la peau est exposée à la pression, plus le tissu sera gravement endommagé.
La classification du degré de gravité est donc basée sur une évaluation des couches cutanées qui ont déjà été affectées par la pression. Différentes classifications sont utilisées, comme celle de Daniel avec cinq phases, principalement utilisée en chirurgie, ou la classification en quatre phases, plus couramment utilisée et développée par le « National Pressure Ulcer Advisory Panel » en 1989.

Catégorie I : tache rouge fortement marquée sur la peau intacte, qui ne disparaît pas lorsqu’elle est pressée. Les indications peuvent également inclure l’hyperthermie ou le durcissement de la peau ou de l’œdème, et les personnes à la peau plus foncée pouvant souffrir de dépigmentation. En soulageant la pression de manière constante, la rougeur disparaît après plusieurs heures ou jours, selon la mesure dans laquelle la circulation a été obstruée.

Catégorie II : perte partielle de l’épiderme jusqu’au derme. Il s’agit d’une escarre superficielle qui peut cliniquement se manifester comme une éraflure, une cloque ou un cratère peu profond.

Catégorie III : dommages à toutes les couches de la peau (épiderme, derme et hypoderme), qui peuvent s’étendre au tissu conjonctif sous la peau, bien que celui-ci n’ait pas encore été affecté. Du point de vue clinique, l’escarre ressemble à un ulcère ouvert, avec ou sans dommages au tissu environnant.

La classification est basée sur les couches cutanées qui ont déjà été affectées par l’exposition à la pression.

Catégorie IV : perte de la couche entière de la peau avec nécrose étendue et dommages aux muscles, tendons et os. L’affaiblissement et la formation de poches sont également fréquentes.

En pratique, il peut être difficile de déterminer la catégorie à laquelle appartient une escarre. Par exemple, les lésions cutanées de catégorie I ne peuvent souvent pas être correctement évaluées, en particulier chez les patients ayant une peau plus foncée. Comme déjà mentionné, la catégorie I peut déjà être un signe de dommages plus profonds sous forme de « décubitus fermé », par exemple en raison de l’exposition à la pression intra-opératoire. Une escarre recouverte de croûtes et de tissus nécrotiques peut également entraver l’évaluation appropriée à moins de retirer le tissu mort au préalable.
L’évaluation des escarres peut également s’avérer difficile chez les patients plâtrés ou pourvus d’autres dispositifs orthopédiques