Oser parler de l’incontinence

Avec 1 femme sur 4 et 1 homme sur 5, la perte d’urine involontaire est un phénomène fréquent. Vous n’êtes donc certainement pas le/la seul(e). Et pourtant, par honte ou tabou, il est difficile de parler de la perte d’urine involontaire. La perte d’urine involontaire peut avoir un impact important sur votre vie quotidienne. Outre l’inconfort physique, certaines femmes sont affectées d’un point de vue social et émotionnel. Si vous souffrez de perte d’urine ou de selles involontaire, vous choisirez bien sûr la manière d’y faire face. Les exemples, les expériences et les déclarations ci-dessous peuvent vous aider à en parler pour faire comprendre votre problème à votre entourage et pour être plus libre dans la vie.

Comment parler de la perte d’urine involontaire ?

Bien que certaines femmes essaient de le dissimuler, leur entourage direct finira, tôt ou tard, par s’en apercevoir. Visites fréquentes aux toilettes, changement de tenue pendant la journée ou vie sexuelle réduite. Certaines femmes ont bénéficié du simple fait d’en parler avec leur partenaire et/ou leur entourage direct au lieu d’attendre que ce soit eux qui en parlent. En discuter ensemble peut apporter un sentiment de soulagement. Pour vous et pour votre entourage qui ne comprenait pas ce qu’il se passait. Difficile de franchir le pas ? Voyez si vous pouvez en parler à un ami ou un membre de la famille en qui vous avez toute confiance. Parler de la perte d’urine involontaire signifie que vous prenez le problème de front et que vous souhaitez définir la manière dont vous voulez y faire face.

Comment commencer ?

Pour bien commencer l’entretien, vous pourriez évoquer une situation reconnaissable pour vous et votre entourage. Vos fréquentes visites aux toilettes, une nouvelle tenue, des changements dans votre vie intime ou un refus d’accepter des sorties. Un bon exemple : « Je constate que je dois me rendre fréquemment aux toilettes et le fait de ne pas avoir de toilette à proximité m’empêche de profiter des bons moments, par exemple dans la voiture ou lors d’une agréable soirée ». Ainsi, votre entourage prendra conscience de votre inconfort et de la raison pour laquelle les choses ont changé. Par ailleurs, cela vous permet d’expliquer vos changements de comportement et le fait qu’une vessie sensible vous joue des tours.

Donnez à chacun le temps et l’espace nécessaire pour comprendre.

Avant de faire connaître votre malaise à votre entourage, vous reconnaissez que cela vous gênait depuis un certain temps. Ce n’est pas simple pour votre entourage. Laissez à chacun le temps d’y penser afin qu’ils aient, eux aussi, le temps de comprendre votre inconfort. En outre, ils perçoivent votre problème de perte d’urine involontaire d’une manière totalement différente. Cela signifie que l’impact pour eux est également différent, ce qui les rend moins susceptibles de s’attarder sur les conséquences et les causes. Des questions comme « Tu vas de nouveau aux toilettes ? » ne doivent pas être mal prises, malgré le fait que les autres le perçoivent d’une manière différente (« Je t’ai tout de même expliqué mon problème ! »). Sans doute n’y pensent-ils même pas. Tâchez de leur expliquer en parlant des symptômes et de la manière dont vous êtes affecté(e), vous et votre relation. Aidez votre partenaire et/ou votre entourage à comprendre comment vous vivez cette situation. Par exemple, en leur expliquant que vous faites des exercices pour le périnée et que vous portez des serviettes hygiéniques. Ceci peut donner l’impression que vous aidez seulement votre entourage, mais en parlant de votre problème, votre entourage percevra mieux la situation et cela vous aidera à vous sentir plus libre et plus confortable.

Créez ensemble une situation idéale

Encouragez votre partenaire et votre entourage à poser des questions et à exprimer leurs préoccupations afin, qu’ensemble, vous puissiez trouver la bonne voie. Vous créerez ainsi une situation où vous pourrez avancer ensemble, et vous bénéficierez d’un soutien pratique en cas de besoin.